Cirrus

LE MOT LATIN cirrus, filament, désigne les nuages de haute altitude qui s'effilochent en écheveaux délicats dans le ciel. Ces formations indiquent un certain degré d'humidité dans les couches élevées de l'atmosphère. À cette altitude, la température est en général inférieure au point de congélation, et les masses d'air qui se refroidissent jusqu'à saturation produisent des particules de glace au lieu de gouttes d'eau.

Les cirrus sont donc composés de millions de cristaux de glace et sont propulsés par des vents de haute altitude qui produisent ces traînées blanches. Les cirrus les plus remarquables sont les cirrus intortus, aux achevêtrements capricieux, et les cirrus uncinus, en forme de crochet.

Moins fréquents mais tout aussi spectaculaires sont les cirrus radiatus, formés de longues bandes parallèles qui semblent rayonner à partir d'un point situé à l'horizon. Les cirrus peuvent constituer des bancs isolés ou couvrir en partie le ciel, selon le taux d'humidité. Les formations isolées n'annoncent rien de particulier, mais les couches étendues qui se développent dans une certaine direction peuvent signaler l'arrivée d'un front.

Les cirrus apparaissent parfois à la suite d'orages localisés. L'enclume qui se déssine au-dessus d'un cumulonimbus est en réalité un cirrus. Elle résulte de l'humidité que l'orage amène jusqu'au sommet de la troposphère, où elle se transforme en cristaux de glace.

Une fois que le cycle orageux est parvenu à son terme, des vents à haute altitude peuvent disperser l'enclume dans le ciel, produisant ainsi de vastes formations de cirrus parfois très éloignées du lieu de l'orage.

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Référence: Burroughs, William J., Crowder, Bob, Robertson, Ted, Vallier-Talbot, Eleanor et Whitaker, Richard. 1996. Guide pratique de la Météorologie, Montréal, Sélection du Reader's Digest, 288 pages.
samedi 2 septembre 2000